Ubisoft Singapour visé par une enquête pour harcèlement et discrimination


News business Ubisoft Singapour visé par une enquête pour harcèlement et discrimination

Ubisoft Singapour, filiale asiatique de l’éditeur d’Assassin’s Creed, est aujourd’hui ciblé par une enquête concernant les conditions de travail des employés. Une enquête ouverte après un signalement anonyme.

Selon The Straits Times, Ubisoft Singapour est au cœur d’une enquête pour discrimination et harcèlement. C’est la TAFEP (Alliance Tripartite pour des Pratiques d’Emploi Justes et progressives) qui est en charge de l’investigation, une agence fondée en 2006. Elle indique au Straits Times avoir reçu le 23 juillet un retour anonyme contenant des liens vers des articles, ces derniers évoquant du harcèlement et des discriminations chez Ubisoft Singapour.

Skull & Bones, un développement tempétueux

Le 23 juillet, c’est seulement deux jours après la publication de Kotaku d’une longue enquête sur le développement chaotique de Skull and Bones. Changeant de cap au fil du temps, le titre chapeauté par Ubisoft Singapour est passé d’un simple DLC multijoueur pour Assassin’s Creed Black Flag avant d’être considéré comme un jeu à part entière. Outre le focus sur ce projet, Kotaku rassemble des entretiens avec plus de vingt personnes, ayant travaillé ou travaillant toujours par la filiale asiatique d’Ubisoft.

Tout d’abord, elles indiquent qu’il y aurait des disparités salariales entre les employés locaux et les expatriés. Par ailleurs, l’article évoque une discrimination pour les non francophones : « Si tu n’es pas Français, tu dois être de leur côté et doit réparer leurs erreurs. C’est aussi le département des relations humaines (RH) qui est pointé du doigt. Deux anciennes salariés d’Ubisoft ont fait état de commentaires inappropriés à leur égard aux RH, qui, « en cas d’harcèlement sexuel, semblent ranger l’affaire sous le tapis » indiquent les interviewés.

Ce n’est pas la première fois qu’Ubisoft fait l’objet de ce type d’accusations. L’année dernière, le quotidien Libération a publié une enquête concernant la « culture toxique régnant dans les locaux d’Ubisoft à Montreuil« .

Une affaire qui va probablement ajouter un peu plus de challenge aux équipes de Skull and Bones. Retardé plusieurs fois, le titre est cette fois prévu pour 2022.

Source : The Straits Times

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Par Charlanmhg, Rédaction jeuxvideo.com

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