Ubisoft Singapour fait l’objet d’une nouvelle enquête pour harcèlements et discrimination au sein du studio


Les déboires continuent chez Ubisoft. Alors que les projecteurs sont braqués sur les affaires qui se déroulent chez Activision-Blizzard, où plusieurs cadres ont été poussés vers la sortie, la justice revient à nouveau vers Ubisoft, et plus précisément Ubisoft Singapour. Actuellement en plein travail sur Skull & Bones, dont le développement est visiblement un cauchemar, le studio est fait l’objet d’une enquête pour harcèlement et discrimination au sein de l’entreprise.

Ubisoft à nouveau dans le viseur de la justice

Il y a peu, Kotaku avait réuni de nombreux témoignages qui révélaient les coulisses d’Ubisoft Singapour, décrit par certain comme le pire studio d’Ubisoft lorsqu’il était question de culture toxique.

Le studio est aujourd’hui sous le cadre d’une enquête de la part du gouvernement de Singapour, durant laquelle l’organisme Tripartite Alliance for Fair and Progressive Employment Practices de Singapour va s’intéresser de très près aux diverses accusations, qui consistent notamment à harcèlement moral et sexuel, en plus de discrimination salariale.

On avait appris que le gouvernement avait un accord avec Ubisoft qui demandait à l’éditeur d’embaucher des artistes locaux pour le développement des projets, comme sur Skull & Bones, mais ces artistes seraient discriminés et ne pourraient pas accéder à des postes plus élevés dans la hiérarchie, qui seraient réservés à des cadres en provenance d’autres studios Ubisoft (on parle également d’un fossé entre les salaires d’employés locaux et les étrangers).

Si l’enquête en vient aux mêmes conclusions et que les cas de harcèlements sont prouvés, la sanction pourrait être bien plus dure qu’un simple renvoi pour les personnes concernées, car on parle ici de peines d’emprisonnement selon The Stratis Times, qui a relayé l’enquête. Et si Ubisoft Singapour a bien enfreint les lois du travail du pays, l’éditeur ne pourrait alors plus créer de permis de travail ou renouveler ceux existants pour les employés étrangers travaillant là-bas, du moins pendant quelques mois.