Ubisoft « back in the game », selon un courtier


Kepler Cheuvreux a revu sa recommandation sur le titre du créateur de jeux vidéo. Le courtier souligne une opportunité sur l’action après son plongeon depuis janvier.

L’action Ubisoft a bien réagi à la note d’un analyste. Le titre a progressé après que Charles-Louis Scotti, analyste chez Kepler Cheuvreux, a revu sa recommandation à « acheter » contre « conserver » sur le titre. Toutefois, il a abaissé à 65 euros son prix cible contre 70 euros auparavant.




« Ubisoft se traite à une décote de 60% comparé à ses concurrents sur base de la valeur de l’entreprises par rapport à ses ventes. »

Charles-Louis Scotti

Analyste chez Kepler Cheuvreux

Charles-Louis Scotti estime que l’action du groupe de production de jeux vidéo offre une belle opportunité en raison « des doutes sur la capacité d’Ubisoft à évoluer vers le free-to-play (jeux en ligne gratuits) et le désistement du marché pour les bénéficiaires du Covid-19″. Il a noté que le titre a sous-performé les concurrents américains du groupe français depuis le début de la pandémie et évolue avec une décote importante. « Ubisoft se traite à une décote de 60% comparé à ses concurrents sur base de la valeur de l’entreprise par rapport à ses ventes » indique l’analyste.

Marché porteur en 2020

180

milliards de dollars

Les dépenses mondiales dans les jeux vidéos ont augmenté de 20% en 2020 selon Martin Romo, gestionnaire de fonds chez Capital Group.

Depuis le mois de mars 2020, le titre Ubisoft a perdu 4% alors que Activision Blizzard et Electronic Arts, ses concurrents américains, ont bondi de 58 % et 43% respectivement. Seul CD Projekt , un producteur polonais de jeux vidéo, a perdu davantage, avec un recul de 26%, en raison de problèmes de lancement de son jeu Cyberpunk 2077.

Les producteurs de jeux vidéo ont toutefois profité des dépenses importantes des consommateurs pour les jeux vidéo en 2020. Martin Romo, gestionnaire de fonds chez Capital Group, souligne que l’année passée, les dépenses mondiales dans les jeux ont augmenté de 20 %, à un total de 180 milliards de dollars.




Nous estimons que les prévisions d’Ubisoft ne présentent plus de risque.

Charles-Louis Scotti

Analyste chez Kepler Cheuvreux

Ubisoft a souffert du retard des délais pour son jeu « Skull and Bones », initialement prévu pour cette année. Le groupe a indiqué que sa simulation de bateau devrait sortir entre 2022 et 2023. Le titre a aussi pâti des prévisions très prudentes du groupe lors de la publication de ses résultats. Charles-Louis Scotti remarque qu’Ubisoft s’est montré prudent sur la contribution de deux jeux en ligne à venir (Roller Champions et Division Heartland) dans ses prévisions de résultats. Mais il souligne qu’avec deux jeux AAA (à grand succès), « Far Cry 6 » et « Rainbow 6 Quarantine », prévus ce semestre, le groupe offre une bonne visibilité. « Nous estimons que les prévisions d’Ubisoft ne présentent plus de risque » indique-t-il.

L’analyste a expliqué avoir abaissé son prix cible en raison du retard du jeu Skull & Bones, qui a pénalisé l’action Ubisoft. Après les résultats du groupe publiés le 12 mai dernier, le titre a dégringolé de 10%. Depuis le début de l’année, l’action affiche un recul de près de 30%.

Le résumé

  • Kepler Cheuvreux voit un point d’entrée dans l’action Ubisoft.
  • Le titre sous-performe ses concurrents américains depuis le début de la pandémie.
  • Le report du jeu Skull & Bones à 2022 a pesé sur le titre.
  • Depuis le début de l’année, l’action a perdu près de 30%.