Godzilla vs Kong – CloneWeb


Warner Bros aura attendu jusqu’au bout une potentielle annonce de réouverture des salles. Mais ne voyant rien venir, la branche française du studio a décidé de lâcher Godzilla vs Kong pour une sortie en achat digital ce 22 avril.

LA CRITIQUE

Le “MonsterVerse” de Warner Bros et Legendary fait enfin se rencontrer les deux titans dans ce qu’on imaginait être le film ultime de bestioles géantes se mettant sur la tronche, après deux film sur Godzilla (en 2014 par Gareth Edwards puis King of Monsters en 2019) et un prequel sur le Roi Kong en 2017 par Jordan Vogt-Roberts. L’affrontement final. Un film explosif. Ou pas, hein…

Après un générique faisant office de résumé des épisodes précédent, le film s’ouvre sur Godzilla venu attaquer le complexe d’une société appelée Apex d’une manière un peu gratos. Kong, de son coté, est étudié par des scientifiques dans un base en forme de reconstitution de Skull Island. Le boss de la société Apex va faire appel à lui mais aussi à de nouveaux personnages : tout le monde sait désormais qu’il existe un monde au centre de la Terre d’où proviennent les monstres, un monde qui pourrait contenir la source d’énergie du pouvoir de Godzilla et qui est donc naturellement convoité par la world company en question, un monde dont Kong connait le chemin.

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Déjà, à ce stade, on commence à douter de l’intrigue. Godzilla attaque des humains gratos, la fameuse corporation Monarch ne fait plus que de la figuration et Apex est une boite dont on n’a jamais entendu parler mais qui a des moyens technologiques colossaux aux quatre coins de la planète. De son coté, Millie Bobby Brown, rare rescapée du volet précédent, écoute des podcasts conspirationnistes. Où est-ce que tout ça va nous mener ?

Réponse : à un gloubiboulga d’incohérences scénaristiques comme pas mal de blockbusters thunés nous ont habitués. Bobby Brown a besoin de se rendre à Hong Kong ? Pas de problème, Apex dispose d’un système de voyage à très grande vitesse. Mais envoie quand même les scientifiques en voyage… par bateau. Des civils pendant les combats ? Quels civils ? Et quel est l’enjeu de tout ça ? Au bout d’une heure d’intrigue, on ne sait toujours pas ce que veulent réellement les grands capitalistes qui dirigent tout cela. Il y aura un twist, mais mal amené et mal fichu.

Si le film était divertissant, généreux en action et bien réalisé, on pourrait s’assoir sur le scénario en carton. Mais si Adam Windgard tente d’être Guillermo del Toro, son film est le Pacific Rim Uprising de la franchise. On ne sent jamais la menace des montres ni leur gigantisme. On voit juste deux gus se mettre des patates dans une ville miniature (et eux-même changent de taille selon les plans) sans jamais ressentir quoi que ce soit. On a vu des épisodes de Power Rangers plus réussis que ce truc, qui se contente de répondre mollement à un cahier des charges énumérées par des marketeux.

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Les volets précédents avaient le mérite de tenter des choses. Le Godzilla de Gareth Edwards était bancal en terme d’écriture mais les images étaient très belles. On a même envie de revoir à la hausse King of Monsters qui avait pour lui son bestiaire. Face à cela, Godzilla vs Kong n’a rien à proposer. Il fait partie de ses blockbusters sans aucun sens, qui coute une blinde, et n’ont pour autant aucune qualité (coucou Wonder Woman 1984).

Si vous aimez les bestioles géantes, tentez plutôt les séries animées Pacific Rim The Black ou le futur anime Netflix Godzilla Singular Point. Vous passerez un meilleur moment que devant ce truc, qui devrait être le dernier clou au cercueil du Monsterverse.

Godzilla vs Kong, d’Adam Wingard – En achat digital le 22 avril 2021