Critique film – GODZILLA VS KONG


Sortie en avant-première en achat digital (EPK) le 22 avril 2021

Pour regarder « Godzilla Vs. Kong« , bien confortablement chez vous, parce qu’il sort finalement uniquement en VOD, notre conseil est le suivant : mettez un petit mot dans l’ascenseur pour prévenir vos voisins de ce qui va se passer, et ensuite, rentrez chez vous, éteignez les lumières, et mettez le son à fond, car vous allez assister à un combat épique entre les deux plus grands monstres de l’histoire du cinéma. Vous pouvez aussi, beaucoup plus tranquillement, mettre un casque et vous en prendre plein les oreilles sans embêter vos voisins. Après, si vous avez beaucoup de chance, le meilleur conseil que l’on peut vous donner serait d’aller le voir en salle, si c’est un jour possible, car c’est un film qui mérite le grand écran pour la qualité du spectacle qu’il offre.

Accrochez-vous à vos sièges, ça démarre. Les scènes de combats sont spectaculaires et il n’est pas la peine de s’inquiéter d’un quelconque déficit d’explosion, même pour celles qui se passent en pleine mer, car la flotte qui entoure Kong est suffisante pour que tout un chacun ait son quota d’explosion et de destruction en attendant la grande bataille finale à Hong Kong.

Si l’on ne va pas voir son film pour son scénario, ou le jeu d’acteur, il faut tout de même saluer la volonté d’attacher chacun de ces monstres à un personnage féminin qui donne de la profondeur à leur combat. Jia, la petite survivante de Skull Island a en effet promis à Kong qu’elle l’aiderait à retrouver sa famille et il lui a juré, en échange, qu’il la protégerait quoi qu’il en coûte. L’autre personnage qui fonctionne de la sorte, c’est Madison, qui elle tente de prouver que Godzilla ne s’est pas subitement retourné contre l’humanité, mais qu’il poursuit bien toujours la même quête, celle de les protéger contre une puissance qu’ils ne savent pas maîtriser.

Pendant 114 minutes vous allez en prendre plein la vue. La CGI est très soignée, les combats sont toujours lisibles et d’une très grande fluidité. Leur gigantisme se fait sentir et le spectateur n’a pas l’impression que d’un plan sur l’autre les monstres changent de taille, ce qui est souvent le plus gros défaut de ce genre de films. Enfin, pour satisfaire les fans, le film d’Adam Wingard a l’intelligence de faire s’associer les deux monstres contre l’ennemi suprême, plus fort que chacun d’entre eux lorsqu’ils sont séparés, une machine érigée par la vanité humaine qui va bien-sûr échapper à son créateur : Méca-Godzilla.

Et une fois le film fini, le temps que vos neurones se remettent en place et avant que la vie reprenne, pensez à cette chose : et si ce film fonctionnait d’un point de vue symbolique et possédait plusieurs niveaux de lecture ? Une lutte de deux êtres naturels qui tentent de protéger l’humanité de sa propre folie ? Vous verrez alors que de nombreux éléments de ce film vont dans ce sens et militent contre le progressisme à tout va et l’idée que la solution au problème du monde réside dans une source d’énergie illimitée.

Thomas ChapelleEnvoyer un message au rédacteur